SoMMaire

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Fanforhp est un blog dérivé de Lienforhp:
En effet, après mûre réflexions, j'ai décidé de mettre en ligne ma fanfiction intitulée : Une histoire, notre histoire... qui porte bien évidemment sur le couple Ron et Hermione.Je mets cette fanction sur un blog afin de pouvoir illustrer chaque chapitre par une image choisie.Pour ceux, qui toutefois préfèrent les fic' plus sobres, je leur laisse l'adresse où j'ai mis en ligne ma fanfiction : ici




Réѕυмé:
Ron est adulte à présent mais il vit seul, seul chez lui! Il décide de nous raconter son histoire,
l'histoire de sa vie, l'histoire qui l'a menée seul dans son appartement sans elle...


# Posté le mercredi 13 février 2008 15:35

Modifié le mardi 25 mars 2008 16:23

Chapitre 1 : un début prometteur...

 Chapitre 1 : un début prometteur...
Ronald Weasley est mon nom, j'ai actuellement vingt quatre ans et je vis à Londres, seul, dans un appartement de 80m2. Et oui, je sais ça fait beaucoup pour un jeune adulte comme moi. Mais voyez-vous, je n'habitais pas seul, j'étais avec elle, nous étions heureux ensemble, du moins, je le croyais... Elle, c'est Hermione Granger, ma meilleure amie, ma pire ennemie et la femme que j'aimais... Je pourrais vous la décrire, vous dire à quel point elle me manque mais je préfère juste vous raconter notre histoire.


Nous étions au Terrier, l'été de mes dix-huit ans, c'était un 4 juillet ou peut être un 5, je ne me souviens plus de la date précise mais peu importe. C'était un beau jour d'été, le soleil brillait ardemment, un vent chaud soufflait permettant au ciel d'évincer tous nuages encombrants. Nous avons du supporter une canicule épouvantable tout particulièrement pour ma mère, mais c'était évidemment une source de chaleur et de bonheur pour moi.
En effet, j'adorais ce temps-là, maman ne pouvait me priver d'aller me baigner dans l'étang qui se trouvait au fond du jardin près de l'immense arbre pleureur que Mione et moi préférions.

Cet endroit était notre abri, notre refuge, là où nous nous entendions, où nous arrivions à se parler sans se disputer, ce qui révélait parfois de l'exploit.

D'ailleurs, Hermione ne devait plus tardé avec Harry bien sûr. Je les avais invités tout deux à passer tout l'été ici, au Terrier. Depuis que Fred et Georges avaient emménagé dans leur boutique de farces et attrapes, et que Percy était parti vivre en France avec Audrey et leurs deux filles, il nous restait deux chambres dont l'une à l'étage à proximité de la mienne et l'autre au rez de chaussée.

Intérieurement, j'espérais que la chambre à coté de la mienne serait administrée à Hermione. Après tout, c'était mieux pour elle d'être non loin de nous que seule en bas. Et puis elle était à côté de la salle de bain...

J'anticipai alors leur arrivée, j'avais envisagé tout un programme hyper chargé car Mione, à mon grand désespoir, ne pouvait rester qu'une semaine.

-« Ron, tes amis sont arrivés !
- Oui, oui j'arrive maman »

Immédiatement je me levai de mon lit, abandonnant toutes mes pensées pour descendre les escaliers, sautant parfois les marches. J'arrivai enfin en bas de l'escalier tout biscornu et c'est là que je la vis. Sublime, absolument magnifique, d'une beauté naturelle incroyable, elle portait pour mon plus grand plaisir une robe blanche nouée à la taille dans le dos, des sandalettes qui devaient lui faire gagner quatre à cinq centimètres de plus. Mais elle n'en restait pas moins petite et frêle. Ses cheveux étaient noués en une queue de cheval faite à la hâte, des mèches frivoles s'échappaient et retombaient en cascade sur sa nuque.

« Alors, on ne vient pas nous dire bonjour ? » Dit-elle soudainement.

Je ne sais si elle comprit que je l'observais car la teinte de ses joues devint rose lorsque nos regards se croisèrent. A l'instant même j'eus une énorme boule dans mon ventre, peut être étais-je malade ? Mais, je ne me doutais pas encore que cette maladie était irrévocable ...

- « Ron ?
- Oui, non enfin... bonjour, lui répondis-je maladroitement
- Hey salut vieux, lança Harry

Je n'avais même pas remarqué que Harry était là, j'étais trop ailleurs. Essayant de reprendre mes esprits, je serrai la main de mon meilleur ami et lui rendis son salut. Je proposai alors à Hermione de porter ses bagages à l'étage.

- Euh... je croyais que j'occuperai la chambre de Percy, en bas.
- Et bien... en fait... changement de programme ! Harry, tu m'as toujours dit que tu ne supportais pas mes ronflements et que tu préférais être au calme !?

Mon regard suppliant dut le convaincre puisqu'il dit soudain :
- Hum... oui sûrement ! Je veux dire bien sûr !
- Alors bingo ! Tu prends la chambre de Percy et j'aide Hermione a emménagé ses affaires dans la chambre de Fred et Georges. Ca te convient Hermione ?
- Oui, oui je n'y vois aucun inconvénient.
- Très bien, alors le temps que je monte tout ça à l'étage avec Mione, on se retrouve au dîner. »

Harry du penser que je n'allais pas bien ou que j'avais quelque chose à confier à celle-ci car il me fit un clin d'½il, je décidai alors de le planter là et pris un lourd bagage d'Hermione. J'ai peine à croire qu'il n'y a que des vêtements dans ce sac. Epuisé par cette valise remplie de je ne sais quoi mais qui démolit peu à peu mes bras, je commence à rechigner et j'allais alors râler lorsque quelqu'un avec une voix douce m'interrompit.

-« Merci Ron
- De quoi ?
- De m'aider à porter tout ça, tu sais que ça pèse lourd tous ces livres !
Je faillis m'étrangler :
- HEIN ? Ce que je suis en train de m'efforcer de traîner, ce sont des livres ?
- Hum... oui pourquoi ?
- Et tu me dis ça comme ça ?
- Pourquoi il y a un problème contre le faite que je veuille lire !? Si tu veux je peux porter tout ça moi-même, je ne voudrais pas que tu te fasses mal pauvre bichon !

Non mais ce n'est pas vrai, c'est elle qui peste alors que c'est moi qui porte tout! Et elle a le culot de m'appelé son « pauvre bichon ». Et puis oui, ce n'est pas de la tarte de porter tout ces maudits bouquins...

- Je ne te reproche pas de vouloir lire mais... Enfin, si ! Qu'est-ce que je dis ? Si, je te reproche de vouloir lire pendant nos sept petits et uniques jours qu'on peut passer ensemble ! Et puis ce n'est pas le problème, je ne vais pas te laisser porter tous ces satanés bouquins !
- Ces satanés bouquins, comme tu dis, sont ma passion ! Et puis, de toute façon je n'ai pas besoin de ton aide, je peux très bien me débrouiller toute seule à présent !
- Ah ah ah oui, oui, bien sûr ! Je voudrais bien te voir en train de porter cette chose !
- Cette chose, mon cher, possède quatre roulettes et pouf magie magie, bah ça roule...
- Han han... Toi et tes trucs moldus aussi . . .
- Bon écoute Ronald, je ne suis pas venue ici pour me prendre le chou avec toi, tu ne veux pas m'aider, tu ne fais que me critiquer et me dévisager, alors soit ! Je crois que pour tout le monde s'ignorer sera de rigueur, j'attendrai que tu te calmes et que tu sois disposé à te comporter comme une vraie personne !

QUOI ? Elle débloque ?

- Te dévisager ?
- Oui, j'ai bien vu de quelle façon tu m'as regardée tout à l'heure, la prochaine fois j'éviterais les robes pour ta plus grande joie...
- M'enfin Hermione qu'est-ce que tu racontes ?
- Oui, tout à fait ! Bref, le sujet est clôt, sur ce, merci de m'avoir si gentiment aidée à monter mes affaires !
- Euh... bah de rien !
- Arrrgh ce que tu peux être agaçant Ron ! »

Soudain, elle m'arrache brutalement la valise des mains, me lance un regard noir telle une furie et se dirige vers la chambre des jumeaux pour enfin me claquer la porte aux nez.

Bah alors là je n'y comprends plus rien, elle me remercie, je dis de rien, c'est la moindre des politesses, non ? Trop compliqué pour moi !
Et puis, c'est quoi cette histoire de s'ignorer ? Mais il en est pas question, mais alors pas du tout ! Pourquoi faut-il toujours qu'elle complique les choses ?
Bon, elle va se calmer, je la connais, je vais plutôt tenter de descendre rejoindre Harry dans sa chambre avant le diner !
Une bonne discussion entre mecs s'impose !


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Finalement après avoir expliqué ce qu'il s'était passé entre Hermione et moi à Harry, je compris que son « si gentiment » était très ironique ! « C'est une boutade Ron ! » Qui l'eut cru ?

Tsss... enfin je la vois au diner, elle sera probablement calmée et prête à dialoguer avec moi.

Ou peut-être pas...

« Harry, pourrais tu demander à Ron de me passer le sel s'il te plait ? »
Enfin, c'est quoi ce petit jeu puérile ? Si elle me cherche elle va me trouver !
« - Harry pourrais tu répondre à Madame je passe ma vie dans mes bouquins tout poussiéreux, que le sel est juste en face d'elle et qu'elle n'a juste qu'à tendre le bras !
- Harry, pourrais tu dire à Monsieur je n'aime pas me cultiver je préfère rester abruti et insensible, que la gentillesse n'est, contrairement pas à ce qu'il pense, un défaut et qu'il pourrait au moins en témoigner de temps à autre !
- Quoi ? Harry, pourrais-tu dire à Madame je sais mieux que tout le monde et je le fais savoir, que la bêtise elle, est un vilain défaut et que parfois il ne faudrait pas en abuser !
- Oh !

Elle prit alors son air faussement outré :
- Harry pourrais tu dire à ce primate complètement borné qu'il est hors de propos !
- Harry, pourrais-tu dire à Madame je donne des leçons que...
- STOP ! Arrêtez de me mêler à vos petits jeux débiles. Je vais vous en donner, moi des leçons : vous êtes des gros gamins ! Toi, Ron, tu sais qu'on ne voit Hermione qu'une semaine, ça te tuerait de faire un effort et de te taire de temps en temps !

Hermione se mit alors à ricaner mais fut vite stoppée.
- Et toi Hermione, ça te dirait de passer du temps avec tes amis vivants et non avec ceux inanimés ! »

Il sort alors de table avec une tête rouge et des yeux qui lancent des éclairs et se dirige, sans nous prêter un regard, vers sa chambre.

Je décide de me lever afin de le rejoindre et de m'excuser lorsqu'une toute petite main agrippe ma manche :
« Laisse-le, il va se calmer, toi et moi il faut qu'on parle... »

# Posté le mercredi 13 février 2008 17:12

Modifié le vendredi 29 février 2008 10:00

Chapitre 2 : Juste une mise au point . . .

Chapitre 2 : Juste une mise au point . . .
« Laisse-le, il va se calmer, toi et moi il faut qu'on parle... »

Je déglutis, le « il faut qu'on parle » ne présage jamais rien de bon en général.

En effet, quand maman me dit ça c'est qu'elle a découvert mon bulletin de notes, quand Ginny se permet de me le dire aussi c'est qu'elle a compris que j'avais encore lu son journal intime.

Et enfin, je me rappellerai surtout de cette phrase qui m'a refroidi immédiatement lorsque Lavande l'avait prononcé afin de mettre un terme, quelques minutes plus tard, à notre relation.

Quoiqu'en réfléchissant, ce n'était pas si désagréable que ça, non au contraire, je me suis sentis soulagé et presque content. Elle m'évitait ainsi de passer pour un salaup. Comment peut-on imaginer que rester avec une fille dépourvue de toute intelligence et collée sans arrêt à soi, peut nous rendre heureux ?

Quoi qu'il en soit le « il faut qu'on parle » d'Hermione n'avait pas produit le même effet sur moi, et bizarrement il était resté coincé quelque part dans ma gorge.

Elle sort de table, elle se dirige vers la porte de derrière conduisant au jardin, puis me lance un regard qui veut tout dire. Je la suis malgré moi, redoutant la discussion qui va suivre. Merlin, aide-moi !

Nous arrivons enfin dehors, la nuit est fraiche, plus fraiche que le jour, la température agréable. Ma petite Mione se retourne, elle me regarde, je n'arrive pas à lire l'expression sur son visage mais son regard est pénétrant, il me met vite mal à l'aise...

Quand soudain je la vois lever la tête pour regarder les étoiles puis une petite brise caresse son doux visage, soulève ses cheveux souples et provoque chez elle un petit frisson !

« - Tu as froid ?
- Non, non tout va bien...
Un lourd silence s'installe. Que dire ? Que faire ?
- On marche ?
- Hum... si tu veux ! »

On marche ? Quelle idée ? Marcher, mais pour aller où ?

Soudain, nous arrivons devant le petit étang, je vois notre arbre. Il symbolise en réalité beaucoup de choses pour moi. Il symbolise elle, il LA symbolise, il nous symbolise nous !

« - Je...
- Je...

Elle me sourit :
- Vas-y commence !
- Non, toi !
- Bon, eh bien... je voulais t'amener ici, enfin pas particulièrement ici, il se trouve qu'on n'a pas eu le choix ! Enfin si, on a eu le choix mais par hasard on s'est retrouvé ici. Quoique le hasard est une science que l'on peut dompter dans le monde de la magie...
- HERMIONE !
- Oui ? me dit-elle avec son sourire angélique
- Tu avais quelque chose à me dire ?
- Toi aussi non ?
- Oui, enfin, dis moi d'abord ce que toi tu me veux...
- Je ne te veux rien, je veux juste mettre les choses au clair avec toi !
- Les choses ? Quel genre de choses ?
- Notre relation, finit-elle par me lâcher
- Oh, et bien je t'écoute
- Je sais que ça n'a pas toujours été facile entre nous.
- Mmmh...
- Que nous nous disputons assez souvent !
- Mmmh...
- Et que... euh... enfin nous... nous...
- Mmmh ?
- Bon ! Ca ne te dirait pas de varier un peu ton vocabulaire ?
- C'est que, je ne vois pas où tu veux en venir !
- Où je veux en venir ?
- Oui ! Tu déblatères depuis tout à l'heure mais tu n'en viens pas au fait !
- C'est que... au mais ça va ! J'essaie d'arranger nos relations et toi, tu recommences à me critiquer !
- Et c'est reparti pour un tour, bon, pour une dernière fois, que veux-tu me dire ?
- JE VEUX TE DIRE QUE TU N'ES QU'UN IMBECILE MAIS QUE MALGRE TOUT JE T'AIME... beaucoup ! Je veux dire... tu es mon meilleur ami et j'aimerai retrouver cette complicité que nous partagions en temps de guerre.

Pourquoi elle a dit « beaucoup » ? P-O-U-R-Q-U-O-I ? Euh... je débloque, je parle de ma meilleure amie, pour quelle raison voudrais-je qu'elle m'aime ? C'est normal qu'elle m'aime, enfin qu'elle m'aime bien et beaucoup même si on reprend ses dires ! Même si je me serai passé du dernier mot !
Pourquoi je me sens toute chose d'un seul coup, pourquoi juste en pensant qu'elle pourrait m'aimer, je ne peux m'empêcher de sourire ?

Bill a dit un jour « Tu sais l'amour, ça va, ça vient, mais quand on a trouvé l'âme s½ur on le sait au fond de soi. On ne peut s'empêcher de rire, de contempler ou tout simplement d'admirer l'être cher. On essaie d'attirer son attention par des disputes inutiles, des crises de jalousie... »

Mais enfin, pourquoi j'écouterai Bill ? Il n'y connait rien, même si je dois avouer que ce qu'il a dit est un peu vrai, enfin la moitié ou plutôt les trois quart... enfin tout quoi !

Je ne comprends pas, je ne me comprends pas moi-même à vrai dire ! Je suis amoureux, amoureux fou de ma Mione, dingue à en mourir... non impossible ! Et pourtant, pourquoi suis-je comme ça ?

Pendant que je suis en pleine réflexion, Hermione continue de parler et parler mais je ne l'écoute plus, je regarde juste les mouvements de ces lettres formées par sa bouche pulpeuse ! Elles doivent être douces, chaudes, sucrées et délicieuses ! Comme une friandise qu'on aurait envie de goûter, oui une friandise qu'on aurait le temps de déguster, de susurrer et de dévorer !

- Et c'est pourquoi j'en suis venue au fait qu'on devrait arrêter de se disputer mais plutôt...
- Miam !

Non d'une buse, j'ai pensé à haute voix !
- Tu as encore faim Ron ? Ca ne t'intéresse pas ce que je te dis ?
- Si, bien sûr que si ! Je suis entièrement d'accord avec toi ! Tu sais ce qu'on va faire ? A partir de maintenant, la première remarque déplacée ou méchante en provenance de l'un de nous deux, sera sanctionnée par un gage que l'autre donnera !
- Hein ? Euh... je n'envisageai pas ça exactement comme ça !
- Tu marches ?
- C'est que...euh...

Je décidai de jouer ma meilleure carte : provoquer !
- Oh très bien, je vois ! Les jeux, ce n'est pas ton truc !
- Si, bien sûr que si ! Très bien, je MARCHE ! Mais attention, pas de gages impossibles ! Ok ?
- Comme si c'était mon genre... »

Et voilà, un pari à tenir, SEPT jours ! Quand on y réfléchit, ça ne devrait pas être trop compliqué. Après tout, si ma s½ur et moi pouvons tenir un mois sans nous chamailler, c'est faisable ! Oui mais... Hermione et moi c'est différent, même quand on ne se voit pas, on trouve le moyen de se disputer !

C'est alors, que le ventre noué et plein d'angoisse, je m'apprête à ouvrir la marche afin de rentrer au Terrier. Je pensais qu'elle allait me suivre mais elle reste à contempler les étoiles.

« - Tu ne rentres pas ?
- Vas-y pars, je te rejoins ! J'ai besoin de réfléchir !
- Oh ! Euh... tu veux ma veste ?
- Oui, merci !

Je lui tends mon gilet et effleure ses doigt et là, c'est comme une violente décharge. C'est dingue comme un simple geste anodin peut avoir beaucoup de conséquences chez une seule personne.

Je m'apprête alors à partir lorsqu'elle me dit soudain :
- Bonne nuit Ron ! De sa voix la plus douce
- Bonne nuit Hermione ! »

Je pars alors, bien décidé à me coucher car la journée a été épuisante. De plus, un nouveau sentiment emplit mon c½ur, ou plutôt, un sentiment caché vient de faire surface.
Je pressens alors que cette semaine va être riche en émotion.

# Posté le jeudi 14 février 2008 16:49

Modifié le vendredi 29 février 2008 09:59

Chapitre 3 : Un jeu dangereux

Chapitre 3 : Un jeu dangereux
Deux jours, cela fait maintenant quarante huit heures et vingt six minutes qu'Hermione est arrivée, accompagnée de Harry et qu'elle a tout bousculé dans ma tête.

En réalité, le matin même je m'étais levé assez tôt car un rêve plutôt agité m'avait réveillé. Il devait être neuf ou dix heures du matin (et oui, c'est déjà tôt pour moi), Hermione, tout comme le reste de la famille étaient levés.

Mais dans un état d'esprit grognon et ayant fait ce maudit pari avec Hermione, je ne pouvais être d'une humeur massacrante et perdre. Ainsi, je décidai de prendre immédiatement ma douche. Je me dirigeai donc tout droit vers une salle de bain vide.

De l'eau froide, de la bonne eau fraiche qui coule le long de mon corps, de ma colonne vertébrale, me rafraichissant la nuque... Je remerciais Merlin d'avoir créé l'eau car, par cette chaleur j'étouffais. Bien sûr, la température suffocante n'était pas le seul facteur à mon ébullition.

En effet, un rêve animé d'une jeune et belle demoiselle ne m'avait pas laissé de marbre. Je ne vous avouerai peut-être pas qui était cette mystérieuse jeune fille, bien que, esprit malin, vous deviniez qui sait.

A nouveau propre, sec et refroidi je tentai de sortir de la salle de bain, oubliant par-dessus tout de mettre mes vêtements. Je sortis donc de la petite pièce en serviette qui ne tenait pas bien sur mes hanches.

Soudain, je la vis !

Rouge pivoine, digne d'un membre de la famille Weasley, les cheveux en brosses, les yeux qui sortaient de leur orbite, une bouche grande ouverte, des mains ballantes et des jambes qui faiblissait au fur et à mesure que je me rapprochai d'elle...

« - Tu, tu, tu...es
- En serviette ?
- Euh... oui !
- Ca te dérange tant que ça ?
- Non, c'est qu'enfin... tu aurais pu t'habiller !
- Est-ce un reproche ?
- Hey, Ron ! Je sais très bien où tu veux en venir, tu n'arriveras pas à me faire perdre !
- Ah, tu es trop forte pour moi ma belle !

Puis, pris dans un élan, je m'approchai d'elle, me colla à son corps sans la moindre retenue et lui murmura à l'oreille :
- Mais ne t'inquiètes pas, je peux être très, trèèès persuasif ! »

Elle ne put articuler, je crois que la distance presque infime qui séparait nos bouches devait la perturber un tantinet.

Ayant désarçonnée mon adversaire ultime, je décidai, fier de moi, de rejoindre mes vêtements puis d'aller déjeuner, mon ventre criait famine...

En revanche, j'entendis ces derniers mots qu'Hermione croyait avoir dit d'une façon inaudible :
« Je peux être très persuasif et gnagnagna et gnagnagna, mais moi aussi mon chou, tu pourrais avoir des surprises ! »

Et 1-Weasley / 0-Granger. La journée s'annonçait prometteuse...


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« - Allez Hermione ! Ce serait pas marrant sinon, on ne serait pas assez, dit Fred
- Et puis, on voudrait bien savoir tes petits secrets, poursuivit son jumeau
- Quels secrets ? Je n'ai pas de secrets !
- Tout le monde a des secrets Mione...
- Je suppose que tu sais de quoi tu parles, me dit soudainement Ginny.
Je lui lance alors un regard noir :
- En effet, dans le domaine du secret tu es fortiche, la preuve tu n'arrives même pas à cacher que tu es am...
- Mais aïe !

Je venais de recevoir un violent coup de pied dans le tibia de la part de ma petite s½ur, je crois qu'elle ne voulait pas qu'on dévoile ce que j'avais lu dans son journal !

- Bref ! Hermione, il faut que tu y joues, ne serait-ce que pour nous faire plaisir ! Tenta alors Harry afin de persuader Hermione mais la connaissant je doutais que cela marcherait. Pourtant, le regard suppliant de Harry du lui faire avouer ce :
- OUI ! D'accord, je suis okay... Mais pas d'entourloupes !
- Voyons Hermione, oserais tu réellement croire que nous pourrions te faire dire ou faire des choses bizarres !
- En effet, n'y songer même pas !
- Bon alors, c'est quoi exactement le principe de votre jeu ? Renchérit Ginny
- En réalité, ce jeu s'intitule : Truth or Lie
- Vérité ou mensonge ?
- Oh mais tu es bilingue Hermione !
- Han han, je suis les cours, ce n'est pas bien compliqué !
- Bref ! Et alors, le but c'est de ne pas mentir ?
- Ah et voici le retour de l'intello de la famille ! Oui, tu as raison Ron ! A la différence près qu'on ne peut pas mentir !
- Ou sinon... ? demanda Harry
- Sinon rien ! La potion que vous avez sous les yeux ne vous le permettra pas !
- On en a en tout une vingtaine, il s'agit du véritasérum qui agit à très faible dose durant un temps limité !
- On ne peut donc tricher!
- D'accord, et on y joue comment ?
- Avec le dé !
- Attend, je n'y comprends plus rien, il vient faire quoi le dé dans l'histoire ?
- Et on dit après que tu es l'élève la plus brillante de Poudlard !? Et bien, pour toi, ma chère, je réexplique : quelqu'un tire un dé, il doit poser la question de son choix à la personne qui porte le numéro affiché par le dé, étant six, chacun porte son numéro, tu suis jusque là ?
- Oui, oui... je suppose que la personne doit y répondre en toute franchise et doit boire ensuite le véritasérum afin que l'on puisse vérifier ses dires.
- Un vrai génie cette petite !
- Très bien, ça devrait être amusant, dit Ginny, je prends le chiffre 4, mon chiffre porte bonheur !
- Et moi, le chiffre 2 comme les deux doigts de la main, dit Fred
- Je prends alors le 3 pour te suivre frangin.
- Euh... je prends... le numéro 1 ! Dit Hermione.
- Tiens on se demande bien pourquoi ?
- Et toi alors tu prends lequel Ron ?
- Hum...il reste le 5 et le 6, et bien je choisis le 6, le maximum, je préfère les extrêmes.
- Bah voyons, et toi Harry tu devras prendre le 5 !
- Allons-y, c'est parti pour le 5 ! »

Nous nous installons sur les chaises qui sont placées autour de l'énorme table en chaîne ! Je me place, bien sûr, en face de Mione afin de garder un ½il sur elle !
Tout le monde est excité à l'idée de faire ce jeu, je vois Ginny jubiler, tandis que je sens Hermione plus réservée.
Elle se méfit sûrement des jumeaux, je dois dire que moi-même je ne suis pas totalement rassuré !

« -Allez c'est parti, Harry tu commences ?
Harry prend le dé et le jette d'un coup sur la table, le dé affiche le numéro 2 !
- George !
- Oui ?
- Lors du bal de quatrième année, as-tu embrassé Angelina Johnson ?

George fut obligé de boire afin de répondre à cette question plus que compromettante. En effet, à la fin de ce bal, celui-ci était venu dans notre chambre pour nous raconter la façon dont Angelina et lui s'étaient embrassés ! Un récit assez invraisemblable à vrai dire, surtout lorsque le lendemain matin, Angelina et ses amies l'avaient ignorées de plus belle.

- Euh... j'avoue NON ! Mais j'ai presque réussi !
- C'est vrai ? demanda Fred
- Non, c'est faux, elle m'a collé une gifle lorsque j'ai tenté d'approcher mes lèvres !

Nous partons alors tous dans un éclat de rire, ce n'était pas une si mauvaise idée ce jeu... il se révèle être très enrichissant !

- Bon, c'est à moi ! dit Georges agacé.
Georges lança le dé qui afficha alors le chiffre 4 !
- Oh non !
- Si si Ginny, alors, que pourrais-je bien demander à ma petite s½ur chérie ?

Georges fit semblant de réfléchir lorsqu'une petite lumière vint éclairer ses yeux malicieux.

- Ah ! J'ai trouvé : Quelle est la personne que tu trouves la plus sexy dans Poudlard ?
- Super la question !
- Allez, bois et réponds !
- Pff...
Elle but et dit alors :
- Euh... et bien, c'est un garçon plutôt gentil, très courageux et il est...
- Bon, et c'est quoi son nom ?
- Potter, enfin c'est toi ...Harry !

Elle devint alors rouge de honte, Harry pourtant, lui, affichait un sourire et un air satisfait, je ne compris pas pourquoi ! Que ma s½ur l'aime n'était pas nouveau alors pourquoi fallait-il qu'il ait ce sourire niai ?

- Bon, à toi Ginny, lance le dé !
- Ah !!! 6 ! C'est toi Ron !

Je grimaçai, connaissant ma s½ur, elle va me dénicher une question bien tordue !

- Ron ?
- Ginny ?
- Mon petit Ronnie ?
- Bon Ginny ne tourne pas autour du pot, quelle est ta question ?
- Comment trouves tu Hermione, physiquement parlant ?

Je faillis m'étrangler, quoi ? C'est quoi cette question piège... Pitié, ne me forcez pas à répondre, ne me forcez pas à répondre, ne me forcez pas à REPONDRE !

- Il n'est pas obligé de répondre à cette question !

Oh merci Mione, tu me sauves la vie...

- C'est le jeu, Hermione ! Dit soudainement Georges

Ah ! Maudits soient les frères !

- BOIS ! BOIS ! BOIS ! BOIS !
- Okay, okay... je bois

Pas d'autres alternatives, je n'ais d'autres choix que d'avaler d'une traite cette potion et de répondre à cette question qui va causer ma perte !

- Alors ?
- Je trouve qu'Hermione est...
- Est ???
- Est...
- Allez Ron, on n'a pas toute la nuit !
- Magnifique ! Voilà, vous êtes contents ?

Harry, Fred, Ginny et les jumeaux commencent à pouffer de rire, je ne comprends pas pourquoi Hermione ne les rejoint pas, je suis tellement ridicule.

Elle ne voudra peut-être plus me parler mais qu'est-ce qu'il m'a pris de lâcher ça ? Mais, pourquoi la teinte de ses joues devint aussi rouge que ce matin ? C'est peut-être du au sentiment de honte qu'elle doit ressentir en cet instant !

Harry reprend alors son calme et me lance :
- Allez Ron, c'est à toi !

Je lance alors le petit cube qui affiche à mon grand désespoir le numéro 1 !

- Oh Hermione !
- Moui ?
- Bah... euh... je n'ai pas d'idée !
Soudain, Ginny renchérit :
- Hermione, es-tu amoureuse ?
- Joker !
- Non, non, ça ne marche pas, tu dois boire !

Elle regarda la petite fiole, fit une grimace, nous dévisagea un à un, bien que je trouvai qu'elle me regarda principalement, espérant à mon tour que je la sauve.
Mais inconsciemment, cette question était pour moi très importante, et il me tardait d'avoir sa réponse !

Je repris alors :
- Hermione, aimes-tu quelqu'un ?
Elle me regarda attendrie
- Je...
- Les enfants, il est tard, tous au lit !
- Maman, non ! Nous ne pouvons pas, nous sommes à un moment crucial !
- Une révélation hors norme !
- Et moi c'est un coup de pied aux fesses qui va devenir hors norme si tu ne m'obéis pas tout de suite Melle. Ginevra Weasley !

Face à la menace de maman, nous ne pouvions pas continuer notre jeu ! Hermione s'en sortais indemne, ce n'était pas juste. Je me promis alors de me venger et de lui faire avouer ! Bien sûr dans le seul but de savoir, c'est ma meilleure amie, je me soucie de qui elle fréquente...

Nous rentrons donc au Terrier, Fred et Georges nous enlacent dans leur bras et transplanent afin de retrouver leur chez eux !
Ginny se fait reprendre par maman et part se coucher la tête dans les épaules sans prêter un regard à personne.
Quant à Harry, je lui sers la main et il embrasse Hermione sur le front. Quelque fois je me demande s'il la considère réellement comme sa petite s½ur, comme il se l'appelle.

Je monte les escaliers, Hermione est derrière moi. Arrivé devant la porte de ma chambre, je me retourne, elle me sourit :
« - Bonne nuit Mione !
- Bonne nuit Ron, fait de beaux rêves ! »

Puis, sans m'y attendre, elle se hausse sur la pointe des pieds et m'embrasse sur la joue. Un simple petit baiser puis elle s'en va comme une voleuse, sans un regard et ferme la porte de sa chambre derrière elle.

Waouh, je crois qu'en fin de compte Hermione ne mets pas si indifférent...

# Posté le jeudi 14 février 2008 17:21

Modifié le vendredi 29 février 2008 10:03

Chapitre 4 : Les paroles s'envolent mais les écrits restent...

Chapitre 4 : Les paroles s’envolent mais les écrits restent…
Encore un de ces rêves magnifiques abrite mon esprit ce matin. Yeux grands ouverts, cheveux en bataille, mine encore fatigué mais un sourire niais affiché, je me dirige vers les escaliers. D'assez bonne humeur, je rentre dans la cuisine où j'aperçois Harry, Ginny et Hermione.

« Bonjour »

Aucune réponse de retour.

« BONJOUR ! »

Toujours sans aucunes réactions, je m'apprêtais à recommencer mon énième bonjour lorsqu'Harry me fit un geste de la main qui me signifiait de me taire. Je n'avais pas remarqué qu'Hermione regardait son bol avec contemplation...
Je demandai alors à Harry ce qu'il se passait par un simple regard mais celui-ci me pointa une lettre sur la table. J'en déduis que c'était une lettre de ce cher Viktor qu'Hermione adore tant et avec qui elle entretient une correspondance régulière. Ceci me mit dans une colère telle que je ne pus m'empêcher de dire :

« - Oh je vois ! Madame ne dit pas bonjour car elle préfère regarder son courrier ! »

Elle releva les yeux, me lança des éclairs qui me laissèrent tétaniser. Je crus tout d'abord être foudroyé sur place puis je vis une lueur de tristesse dans ces yeux. Peut-être que c'était grave, ou que cette lettre n'était pas de Viktor ? J'étais loin de me douter de ce qui allait suivre :

- « Madame a un prénom et cette lettre ne vient pas de Viktor, elle vient de ton illettrée de petite amie !
- Qui ?
- Voyons Ron ne fais pas l'innocent, à moins que monsieur ne s'en fasse pas qu'une !
- Pardon ?
- JE TE PARLE DE LAVANDE BROWN ! Elle te dit quelque chose ?
- Elle ? Elle m'a envoyé une lettre ? Non, elle sait écrire ?
- Pff, tu n'es qu'un minable Ronald Billius Weasley !

Puis elle me lance une dernière fois un regard meurtrier, me plante la lettre avec l'enveloppe déchiquetée dans la main et me pousse d'un coup d'épaule, bien que ce geste passa quasi inaperçu étant donné que je mesurais une tête de plus que ce petit bout de femme. Elle claqua la porte de la cuisine derrière elle.

- Je ne comprends pas, pourquoi m'agresse t'elle soudainement ?
- Peut-être parce que tu as reçu une lettre de Lavande !
- Et ?
- Et que ça ne lui plait pas !
- Pourquoi ?
- Faut-il te faire un dessin Ron ?
- Mais vous êtes tellement compliquées, vous, les filles !
- Non, c'est toi Ron qui ne comprend pas ! Tu sais très bien, en plus, que Luna organise une fête ce samedi là.
- Oui et alors, elle ne veut pas y aller ?
- Mais Ron, tu ne lui as même pas proposé !
- Je...si... enfin... je n'ai pas eu le temps mais je comptais le faire !
- Et bien dépêche toi ou sinon je pressens une semaine terrible pour vous, comme pour nous.
- Je le ferai, ne t'inquiète pas Ginny!
- Bon allez, ouvre ! On veut savoir par qui Lavande a-t-elle fait écrire cette lettre ?
J'éclatai de rire à la remarque peu pertinente mais pour le moins amusante de mon meilleur ami. Je décidai donc d'entrer d'embler dans le cerveau de ma chère amie. Je me mis à lire le début, effrayant, tout du moins la première partie était très futile et consistait à me raconter ses vacances passées à Ouagadougou, un pays d'Afrique.

Cher Ronron,
Tu ne devineras jamais où je suis ? A Ouagadougou ! Tu ne connais pas ? C'est normal, c'est un pays en Afrique où il y a plein de gens tous pauvres. Mais y a aussi plein de soleil et j'ai bronzé ! En plus, j'ai perdu 3 kg à force de boire... Tu te demandes peut être comment j'ai eu ton adresse ? Et bien c'est Parvati qui me l'a donnée !

Ce que j'aimais tout particulièrement chez Lavande, c'est qu'elle avait le don de faire des monologues, sa spécialité étant les questions rhétoriques où elle n'attendait pas de réponses de ma part. Je poursuivi alors la lettre lorsque je tombai sur ça :

Au fait, j'espère que tu seras à la fête de Luna car j'y serais aussi. Nous pourrons ainsi nous revoir, ce n'est pas génial Ronichou ? J'attends avec impatience de tes nouvelles.
Gros bisous
Ta Lav-Lav qui pense à toi.

R-I-D-I-C-U-L-E ! Elle peut toujours attendre de mes nouvelles. Ta Lav-Lav et gnagnagni et gnagnagna, « j'ai perdu 3 kilos », pff ce n'est pas trois kilos de graisse mais de neurones qu'elle a perdu. Hélas, cette jeune fille n'est pas très chère à mon c½ur et cette simple lettre, pour le moins pathétique m'a brouillée avec ma petite Mione. A présent, il va falloir que je trouve un stratagème pour me réconcilier avec ma meilleure « amie ». Toutefois, je ne vois pas en quoi j'aurais à m'excuser, nous ne nous sommes pas disputer, de plus, je n'y suis pour rien dans la lettre. J'ai le droit moi aussi d'avoir du courrier.

Je vois alors Harry et Ginny rire aux éclats en relisant la lettre. Je les comprends et les suit dans leur démarche. Comment ai-je pu m'intéresser à une fille aussi superflue ?
Bon, ce n'est pas tout mais le temps qui passe ne m'aide pas dans cette histoire avec Hermione. Je décide de la retrouver après m'être douché afin de m'expliquer avec elle bien que les mots me manquent, je trouverais en temps et en heure une explication plausible à lui donner.

Je sors alors de la cuisine laissant ma jeune s½ur avec mon meilleur ami. Je sens que mon départ les soulage, je ne comprends hélas pas pourquoi. J'ai un sentiment bizarre, mes deux compatriotes me cacheraient-ils des choses ? Impossible, Harry est mon meilleur ami, il n'oserait toucher Ginny qu'il considère lui-même comme une s½ur...

Après une bonne douche fraîche, je pars remplir mon ventre. Hermione est absente au repas.
Je grimpe alors les escaliers et en haut de ceux-ci je vois une furie, ma furie, les cheveux en bataille, les yeux rouges, elle me regarde ! Sa vue se brouille, je vois une larme couler sur sa joue, je me précipite alors vers elle mais elle s'enfuit à toutes jambes.

« Hermione ! Hermione attends !

Elle me claque la porte au nez et s'enferme à double tour !

- Hermione ? Hermione ouvre moi !
- Ron, va-t'en !
- Non, je veux savoir pourquoi tu pleures ?
- Laisse-moi !
- Je te préviens Hermione je n'ai aucune intention de partir...
- ...
- Ni de parler à une porte !
- ...
- Hermione ouvre cette porte !
- Non
- Ouvre-la !
- NON !
- Très bien, tu l'auras voulu !

Je prends alors de l'élan afin de foncer à toute allure dans l'épaisse porte en bois. Je suis parti, je vais vite, je durci mon épaule anticipant le choc, mais soudain...

- Aïe !
- Aïe toi-même !
- RON !
- Mais pourquoi t'as ouvert la porte ?
- Et pourquoi voulais-tu défoncer la porte ?
- Pour te parler ...

La réponse se fit à l'unisson, je la regardai, attendri. Elle était sous-moi, ses cheveux éparpillés sur le lit qui nous avait épargné une chute violente et brutale sur le sol. Elle me regardait de ses yeux chocolats dans lesquels je me noyais si souvent. Son teint devenait peu à peu rouge :

- Ron ?
- Mmmh ?
- Tu m'écrases !
- Oh pardon !

Je me dégageai alors, la laissant ainsi respirer. Je m'excusai bien sûr, mais elle n'en restait pas pour autant moins furieuse contre moi.

- Il faut que l'on parle Mione ?
- De quoi ?
- De ta réaction face à la lettre de Lavande voyons !
- Je n'ai rien à te dire. Tu fais ce qu'il te plait avec qui il te plait ! Si tu veux être un salop, ça te regarde !
- Oh ça va... me joue pas tes beaux discours auxquels tu ne crois pas !
- Tu vois, à quoi ça sert de parler avec toi, tu m'accuses toujours de choses dont...
- On ne parle pas, tu m'insultes !
- Non, je...
- Et blablabla et blablabla, « tu fais ce qu'il te plait »...

Je crois que j'aurais dû m'abstenir de tous commentaires car ses yeux s'embuèrent immédiatement. Je m'en mordi les doigts et tenta de la prendre dans mes bras, bien que ce geste m'est inhabituel, elle sait que je ne supporte pas de la voir pleurer. Réaction attendue : elle me repousse et détourne son regard.

- Oh, je vois... dis-je d'un ton blessé
- Ron ! Si j'ai réagi comme ça c'est parce que je ne supporte pas...
- Tu ne supportes pas... ?
- Je ne supporte pas que... bah... en fait... que tu sois avec une fille qui ne te mérite pas !
- Oh ! Et bien pour ton information, Lavande et moi ne sommes pas vraiment ensemble. Du moins, avant les vacances je lui ai dit que je voulais qu'on prenne nos distances. Je compte rompre avec elle samedi.
- Pourquoi samedi ?
- Et bien, Luna organise une fête et Lavande y sera alors...
- Ah !
- D'ailleurs, hum, temps que j'y suis, je voudrais savoir si, enfin plutôt te demander si, t'inviter serai plus exact...je voudrais donc t'inviter à...
- ... venir avec toi ?
- OUI ! Tu es d'accord ? Enfin, y aura Harry et Ginny mais comme ça fait mieux d'arriver en couple ! Enfin ne te méprend pas, je ne te demande pas ça pour faire bien ! Je ne suis pas comme ça ! C'est juste que ça me ferait plaisir que tu acceptes ! Mais je comprendrais ne t'inquiètes pas, si tu refuses... D'ailleurs, je crois que Blaise te l'a demandé avant moi ! C'est juste que...
- Oui !
- Oui, non mais tu comprends...
- J'ai dit oui !
- T'as dit oui ?
- Oui
- Mais c'est un oui OUI ou un oui on verra ?
- Un oui OUI !
- Donc un vrai oui ?
- Ron...
- Okay, okay... C'est juste que je ne m'y attendais pas !
- Satisfait ?
- Oh que oui ! Quoiqu'il reste une dernière chose à éclaircir !
- Mmmh, je t'écoute...
- Tu m'as insulté tout à l'heure !
- Pardon !?
- Tu m'as traité, et je cite de salop !
- Tu l'avais bien cherché aussi !
- Pourrais tu me rappeler ma chère le but de notre pari ?
- Non, tu n'oserais pas...

Un sourire se forma sur mon visage, je la vis pâlir !

- Ecoutes, tu m'as énervé, tu pourrais au moins m'accorder une seconde chance ?
- Réfléchissons...NON !
- Mais c'est injuste, c'est hors contexte !
- Quel dommage ! A toi de surveiller ton langage ma belle !
- Très bien, et en quoi consiste mon gage ?
- Oh ne t'en fais pas, demain je te prépare tout ça !
- Tout ça ?
- Oui, oui, tout ça... Aie confiance Hermione !
- En toi ? Je prends des risques !
- Tu n'auras pas le choix demain ! Sur ce, je te laisse ma future victime, je m'en vais savourer ma victoire ! Conseil : ne te mets pas en robe demain !
- Pourquoi ?
- Surprise ! »

Puis je pars, fier comme un chat.

« Hey tu oublies ça ! »

Et elle me balance mon gilet que je lui avais prêté la veille dans la tête. Elle pouffe de rire devant mon air ahuri. J'ai un manque de réflexe évident, bien que le quiddich m'aide dans ce domaine.

« Et ça se dit meilleur gardien de Quiddich de Poudlard ! »

Je lui tire la langue, tel un gamin et je pars, évitant soigneusement la porte.

On verra qui rira le dernier demain ma Mione.

# Posté le samedi 16 février 2008 17:34

Modifié le vendredi 29 février 2008 10:02